Publié sur LinkedIn le 3 janvier 2026.
3 janvier 2026
in Corriere del Ticino, RED. ONLINE
03.01.2026 13:00
Merci à Patrick Trancu, CBCI pour avoir relevé ce témoignage.
1. L’horreur et le chaos, et le poids pour les sauveteurs;
2. L’importance critique des exercices;
3. La solidarité instantanée de la part des personnes impliquées.
traduction Chat GPT:
« C’est David Vocat, chef des pompiers de Crans-Montana, qui s’exprime – « Nous avons été confrontés à une situation de chaos total : il y avait des personnes brûlées qui couraient partout. »
« Ce métier était vraiment ma passion. Mais après les images horribles que j’ai vues la nuit du Nouvel An, je ne sais pas si je continuerai à l’exercer. »
Des paroles lourdes de sens, à l’image du scénario qui s’est présenté sous ses yeux au Constellation durant la nuit marquant le passage de 2025 à 2026.
Des paroles d’autant plus fortes qu’elles sont prononcées par une personne habituée à faire face à des situations difficiles. Car c’est bien David Vocat, commandant des pompiers de Crans-Montana, qui s’exprime dans les colonnes du Nouvelliste. Le bilan des victimes, d’ailleurs, parle de lui-même : quarante morts et 119 blessés.
« C’était une situation de chaos total. J’ai vu des personnes brûlées courir dans tous les sens en criant : “Venez ici, il faut la sauver, il faut s’occuper d’elle.” On aurait dit une scène de télévision, sauf que, malheureusement, c’était la réalité. Beaucoup de gens pensent que nous sommes tous des professionnels, mais ce n’est pas le cas. Plusieurs d’entre nous sont des volontaires animés uniquement par la volonté d’aider les autres. Au Constellation, nous avons toutefois été confrontés à la pire des situations. Et, comme moi, plusieurs autres pompiers en sont restés profondément marqués, au point de m’annoncer immédiatement qu’ils ne souhaitaient plus continuer à assurer le service. »
Des mots forts, ceux du commandant. D’ailleurs, de son propre aveu, personne n’était préparé à un scénario aussi catastrophique. En revanche, on était prêt à gérer les conséquences de
l’événement. À cet égard, un exercice réalisé par le passé a été d’une grande aide.
« Il a joué un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de la chaîne de secours et de sauvetage, explique Vocat. Nous savions où faire passer les ambulances, à quel endroit prévoir
l’atterrissage des hélicoptères et comment organiser le poste médical avancé. »
Le commandant des pompiers évoque également le phénomène survenu dans le bar, le fameux flashover.
« C’est quelque chose de très rapide et intense, puis cela s’éteint et il ne reste que de la fumée.
Les personnes ont été brûlées à cause de ce phénomène. »
Ce qui a aussi profondément touché Vocat, c’est la solidarité manifestée dès les premiers instants par les personnes présentes sur les lieux de l’accident.
« Les gens utilisaient le mobilier de la terrasse pour transporter les blessés au chaud, dans un bar voisin. »