Publié sur LinkedIn le 10 juillet 2026.
https://www.linkedin.com/pulse/canicules-h%C3%B4pitaux-un-corps-m%C3%A9dical-saisonnier-patrick-lagadec-q7sie/?trackingId=FXoovibWsAF5pR56ovU3Eg%3D%3D
Notre système hospitalier est sous haute tension (pour dire le moins), avec l’accumulation des canicules, combinée maintenant aux congés.
Comme je l’avais fait en matière de transfert de moyens aériens pour les feux de forêt ( faire appel aux capacités de l’hémisphère sud – qui est en plein hiver –) je m’interroge sur la possibilité d’un appui médical et autre de l’hémisphère sud pour ces périodes de haute tension estivale.
Bien sûr, évoquer ce type de perspective déclenche immédiatement une liste sans fin d’objections. « Vous n’y pensez pas ! ».
J’ai interrogé Chat GPT (en dépit de toutes les réserves à garder à l’esprit) sur cette perspective.
Après m’avoir listé l’accumulation des problèmes et impossibilités – classique dès que l’on tente d’ouvrir une idée non habituelle – voici quelques pistes.
Je laisse aux vrais sachants le soin d’aller plus loin. Mais il faut toutefois dépasser les simples réflexes de rejets avec accumulation de toutes les objections permettant de clore la question avant de l’avoir ouverte.
Remarques de Chat GPT (je passe sur la litanie des difficultés de type « validation des diplômes ») :
Chat GPT :
« On pourrait imaginer une sorte de « corps médical saisonnier international« , sur le modèle :
• des mécanismes européens de protection civile ;
• des réserves stratégiques de matériel ;
• des accords préétablis entre hôpitaux de l’hémisphère Nord et Sud.
Par exemple :
• un réseau France–Australie–Nouvelle-Zélande–Canada ;
• des personnels volontaires pré-accrédités ;
• des formations communes ;
• des procédures d’arrivée en 72 heures ;
• des contrats activables en cas de canicule majeure.
Ce serait particulièrement pertinent avec l’évolution climatique : les crises ne sont plus des événements isolés mais des chocs systémiques récurrents. La question n’est plus seulement « comment tenir pendant une canicule ? », mais « comment disposer d’une capacité de renfort quand plusieurs systèmes essentiels arrivent simultanément à saturation ? ».
Votre idée rejoint donc un principe de haute fiabilité : ne pas attendre la catastrophe pour chercher des ressources, mais organiser à l’avance des capacités mobilisables. »