Patrick LAGADEC est spécialiste de la prévention et de la conduite des crises, du pilotage des organisations et grands systèmes en univers de fortes turbulences et de ruptures.

Il est sollicité par des comités exécutifs de grandes sociétés (grands réseaux vitaux : énergie, transport, distribution, aéronautique-espace, alimentation…), par de grands organismes publics, des organisations internationales (Nations Unies, OTAN, Union Européenne), des associations, des ONG - en France comme à l'étranger.

Il peut s'agir de réflexion fondamentale en anticipation, d'accompagnement de dirigeants, de renforcement d'équipes, de conception et de mise en œuvre de simulations non conventionnelles, de retours d'expérience de grande ambition sur des crises complexes, de réflexion stratégique en situation inédite, de conférences et d'interventions publiques destinées à enrichir les questionnements. Ou encore d'intervention en situation de crise ou de rupture immédiate, notamment dans la fonction d'observateur stratégique, en appui à la réflexion des dirigeants.

Fil rouge : toutes ces interventions s'inscrivent dans une veine de forte innovation, d'initiatives créatrices, appelant un travail d'intelligence stratégique décisif.

Patrick LAGADEC aide les acteurs à inventer des chemins nouveaux, créateurs d'ouvertures et de nouvelles marges de liberté, permettant de construire des pratiques de gouvernance répondant mieux aux défis de notre temps.

Une activité de recherche-action très développée, au sein des meilleurs réseaux internationaux, et notamment de l'European Crisis Management Academy (dont il est membre du Governing Council), permet de mobiliser à tout moment les questionnements et références opérationnelles les plus en pointe.

Le terrain des crises et des ruptures, en bouleversement accéléré, exige en effet de dépasser radicalement la simple application des découvertes et codifications d'hier. Se contenter d'appliquer les méthodes acquises est souvent peu productif, voire contre-productif. Prendre des initiatives fortes est de plus en plus sûrement la seule manière de rester acteur de son histoire. Il s'agit d'être toujours en mesure de venir à la hauteur de l'inédit, de l'impensable, de la surprise.

Cela suppose un questionnement de recherche déterminé et inscrit dans la durée - allié au souci de responsabilité opérationnelle immédiate permettant de venir effectivement en aide à ceux qui ont la lourde charge de tracer des chemins praticables, pour l'immédiat comme pour le long terme, à travers les territoires chaotiques et tourmentés des crises et des ruptures.

Ces considérations sont de plus en plus essentielles aujourd’hui, alors que nous quittons le monde des risques du XXème siècle. Des risques connus, mesurés, relativement circonscrits et ne touchant les systèmes que de façon marginale, non au cœur.

Nous sommes de plus en plus confrontés aujourd’hui, non seulement à ce que l’on qualifiera des « événements de classe-5 », c’est-à-dire d’un très haut degré de gravité, mais à un défi à la fois plus banal et plus déstabilisant : même des événements non exceptionnels, dès lors qu’ils sont quelque peu non conventionnels, tendent à provoquer de très graves pertes de contrôle. Pour une raison simple et structurelle : nos systèmes, marqués par une connectivité et une interdépendance généralisées, par la loi de l’instantanéité, sont de plus en plus des lieux de développement rapide de phénomènes chaotiques. Montées aux extrêmes, cristallisations brutales, dérives aberrantes se jouent rapidement de nos repères d’intelligence et d’action, et plus encore de nos grammaires opérationnelles – qui ne sont pas du tout configurées pour les environnements chaotiques. Or, comme le souligne Sun Tzu, qui est en retard d’une guerre sera défait à chaque bataille. L’urgence est de sortir de ce cercle vicieux – ce qui n’est pas aisé dans la mesure où la simple énonciation de la difficulté déclenche le plus souvent des réactions violentes de fuite, de dénégation, d’agressivité de la part des moins bien préparés, cibles les plus vulnérables et leviers de choix des crises émergentes.

Pour sortir des cercles vicieux, et notamment abaisser le niveau d’angoisse et de blocage, la voie de l’initiative spécifique, concrète, ouverte sur de nouveaux acteurs, est l’une des plus précieuses. D’où l’investissement constant de Patrick Lagadec à rechercher avec les acteurs, non pas le modèle parfait, non pas la conférence de haut vol, mais bien plutôt les voies concrètes, modestes mais hardies et déterminées, qui permettent de défricher, d’expérimenter, d’inventer, pour faire face aux grandes ruptures de notre temps.

On cite souvent – trop souvent – la signification double de l’idéogramme chinois représentant la notion de crise : « danger » + « opportunité ». Il faut être clair : seuls les acteurs lucides, préparés, responsables, capables de se porter en dehors des ornières habituelles, au-delà des théories du passé, sont en mesure de construire quelque opportunité. Les autres ne connaîtront que le fiasco, d’un coût économique, écologique, humain, institutionnel démesuré.

Travailler à construire – en théorie et en action – les conditions d’un passage constructif des frontières du chaotique est précisément dans la mission actuelle de Patrick Lagadec.

 

Patrick Lagadec, point de situation sur les crises hors cadres, 1er juillet 2009 : partage de réflexions dans le cadre du projet de recueil de témoignages "Arrêt sur image : Pandémie et société", engagé par l'Espace Ethique AP-HP, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Entretien et réalisation : Patrice Dubosc.
http://www.espace-ethique.org/fr/grippe.php