 |
"Il s'agit moins d'imaginer l'inimaginable,
que de s'entraîner à lui faire face"
Janek Rayer
La lecture la plus fréquente du phénomène de
rupture s'inscrit dans un registre défensif : on mesure
d'abord ce que la rupture représente de perte, de mort d'une
certaine organisation du monde. Et pourtant, il est possible de
s'inscrire dans le registre opposé, résolument positif
et volontaire : la rupture comme libération active et
choisie, pour dépasser des contraintes globales qui empêchent
l'entrée dans des univers nouveaux.
Cette approche positive a été prônée
dans le domaine de l'entreprise. On a observé que des percées
nouvelles étaient bien plus porteuses pour la conquête
des marchés que les simples efforts d'ajustement à
la marge, que les transformations techniques et managériales
décisives étaient les seules réponses adaptées
aux univers en mutations fortes.
Il en va de même, et bien plus encore, lorsque l'on considère
les grandes ruptures sociétales et historiques actuelles.
Le temps est venu d'investir des énergies formidables dans
l'intelligence collective, l'invention et l'expérimentation
de chemins nouveaux. Et sans oublier une exigence impérieuse :
anticiper, identifier, éviter les erreurs majeures, les actes
porteurs de lourdes déstructurations.
 |
|